2022
2022
Cette série explore les relations entre le corps, l’enfance et les environnements dans lesquels ils émergent.
Les figures représentées ne sont pas des sujets autonomes, mais des formes en transformation, traversées par les milieux qu’elles habitent — eau, herbe, air, structures de jeu.
Les scènes, souvent issues de situations familières, basculent vers une instabilité perceptive : les corps plongent, flottent, disparaissent, se fragmentent.
Le visage, fréquemment effacé, ne permet plus de fixer une identité stable. Il devient le lieu d’une indétermination, où l’individu se dissout dans les relations qui le constituent.
Le jeu, loin d’être un espace protégé, apparaît comme un dispositif où se révèlent des tensions plus profondes : perte de contrôle, transformation, porosité entre intérieur et extérieur.
La peinture devient ainsi un espace où les relations — entre corps, matière et environnement — produisent des formes instables, en constante reconfiguration.