Phénix
Dans la philosophie chinoise, il y a deux éléments complémentaires : le “ YIN ” et le “ YANG ”. Le “ Yin ” et le “ Yang ” n'existent pas, ce sont des concepts. Les Chinois ont utlisé ces deux éléments pour analyser tous les aspects de la vie. « Phénix Chinois » est un totem du “ Ying ”, il symbolise la vitalité, la noblesse et la Femme.
Cette peinture représente un phénix qui vole dans l’air. L’inspiration m’est venue d’un rêve où je voyais un phénix chinois volant dans les nuages.
D’autre part, ma professeure CHRISTINE VADROT m’a fait découvrir la peinture fluo et le médium phosphorescent qui peut absorber la lumière noire, la lumière forte et le soleil.
Si ma peinture absorbe assez de lumière, elle existera pendant un moment puis disparaîtra progressivement. J’ai peint le médium phosphorescent sur le papier blanc. Quand j’allume la lumière, le spectateur ne peut voir qu’un papier blanc. Mais quand je ferme la lumière, le phénix apparait sur le papier.
Durant l’accrochage, mon professeur DAVIDE BERTOCCHI m’a donné des conseils des références : ALBERTO GRAUTTI. Dans son travail << che cosa succède nelle stanze quando gli uomini se ne vaanno >>, il a installé les chaises et les tables phosphorescent dans l’exposition. Il a voulu modifier la perception que le public a de l'œuvre et repenser le sens de l’existence.
Dessins
Entre apparition et effacement, cette série de dessins déploie un monde fragile où le corps et le paysage s’interpénètrent.Des figures blanches émergent, presque lumineuses, au cœur de matières sombres et denses, comme si elles étaient révélées plutôt que dessinées.
Ces présences silencieuses traversent des espaces indéterminés — sous-bois, clairières, étendues d’herbe ou de nuit — sans jamais s’y ancrer complètement. Elles semblent en suspension, à la frontière d’un passage : ni tout à fait incarnées, ni totalement dissoutes.
Le fusain, par son grain et ses nuances, agit ici comme une matière vivante. Il enveloppe, absorbe, fait surgir les formes autant qu’il les menace. Le corps devient alors une zone instable, une apparition en cours, dont les contours hésitent entre naissance et disparition.
Les visages absents ou dilués ouvrent un espace de projection. L’identité n’est plus donnée, elle circule. Elle se déplace vers une expérience plus diffuse, où l’humain se confond avec ce qui l’entoure — végétal, minéral, atmosphérique.
Plutôt que de figer une scène, ces dessins installent un état : celui d’une présence incertaine, d’un monde perçu à travers ses seuils, où chaque figure semble à la fois surgir du paysage et y retourner.
2025
Entre présence et disparition, cette série explore un territoire incertain où l’enfance, la mémoire et le paysage se mêlent.Les figures, souvent anonymes ou altérées, semblent traverser des espaces silencieux — forêts, clairières, fragments de ciel — comme si elles étaient à la fois là et déjà ailleurs.
Le corps y devient surface de projection : il s’efface, se transforme, se dilue dans son environnement. Les visages disparaissent, remplacés par des nuées, des lumières ou des vides, laissant place à une identité ouverte, instable, en devenir.
À travers ces scènes suspendues, l’artiste ne raconte pas une histoire mais installe une sensation : celle d’un passage, d’un glissement entre le réel et l’imaginaire, entre ce qui est vécu et ce qui persiste sous forme de trace.
2024
Ces œuvres déploient un monde suspendu, où les corps deviennent des présences plutôt que des identités. Figures blanches, presque effacées, elles traversent des paysages denses, vibrants, comme si elles étaient à la fois contenues et dissoutes par leur environnement.
L’enfance, le rêve, la chute ou la métamorphose y apparaissent non comme des récits, mais comme des états relationnels — des passages où le vivant se reconfigure. La lumière ne révèle pas, elle absorbe. Les formes ne s’imposent pas, elles émergent.
Chaque scène agit comme un seuil : entre apparition et disparition, entre ancrage et dérive. Ce qui s’y joue n’est pas une histoire, mais une tension — celle d’un être qui se cherche dans ce qui le traverse.
2023
Cette série explore des paysages instables où le corps humain apparaît comme une forme émergente plutôt qu’un sujet central. Silhouettes lumineuses, figures d’enfance et états de dissolution traduisent une relation fluide entre l’être et son environnement.
La matière picturale, vibrante et mouvante, construit un espace en transformation continue, où la nature agit comme une force active. La peinture ne représente pas un monde : elle révèle ce que produit la relation entre le corps et le vivant.
2022
Cette série explore les relations entre le corps, l’enfance et les environnements dans lesquels ils émergent.
Les figures représentées ne sont pas des sujets autonomes, mais des formes en transformation, traversées par les milieux qu’elles habitent — eau, herbe, air, structures de jeu.
Les scènes, souvent issues de situations familières, basculent vers une instabilité perceptive : les corps plongent, flottent, disparaissent, se fragmentent.
Le visage, fréquemment effacé, ne permet plus de fixer une identité stable. Il devient le lieu d’une indétermination, où l’individu se dissout dans les relations qui le constituent.
Le jeu, loin d’être un espace protégé, apparaît comme un dispositif où se révèlent des tensions plus profondes : perte de contrôle, transformation, porosité entre intérieur et extérieur.
La peinture devient ainsi un espace où les relations — entre corps, matière et environnement — produisent des formes instables, en constante reconfiguration.
Autoportraits
Cette série d’autoportraits interroge la stabilité du visage comme lieu d’identité. Par un protocole répétitif, où le même cadrage est soumis à des variations de matière, de couleur et de densité picturale, le visage n’est plus représenté mais progressivement altéré, filtré, dissous.
Les coulures ne relèvent pas d’un geste expressif mais d’un processus actif, où la gravité, le temps et la fluidité de la peinture participent à la transformation de l’image.
Chaque variation produit une configuration différente du visage, révélant une identité instable, dépendante des conditions qui la traversent.